Du fer oxyde une source, 2016

Poèmes Régis Roux
Gravures Gladys Brégeon

43 planches, 38x50cm
Coffret

Du fer oxyde une source comprend 20 poèmes de Régis Roux écrits en 2015 et 20 gravures de Gladys Brégeon créées en 2016

Cette édition a été imprimée sur BFK Rives 250gr. par l’artiste,
sur les presses de l’Atelier Alma Maison de l’estampe des Grands Moulins à Gleizé (69), réalisée en 12 exemplaires répartis comme suit :
2 épreuves d’artiste du livre calligraphiées de la main de l’auteur,
5 exemplaires du livre imprimés à l’encre pigmentaire, numérotés de 1 à 5,
5 exemplaires des gravures tirées à part, numérotées de 6 à 10.

Le coffret a été réalisé par Carole Meigne, atelier de reliure In Quarto, à Chatillon Sur Chalaronne (01)

Du fer oxyde une source est lauréat du Prix Robert Beltz 2018.

Promotion du livre Du fer oxyde une source avec de nombreuses photographies des gravures et des textes calligraphiés de Régis Roux à découvrir sur le blog de Régis Roux

« La première étape est celle d’un coup d’arrêt: le cœur menace de s’arrêter en 2014, et l’opération prend l’individu pour empêcher la mort. La seconde étape, début 2015, consiste à écrire pendant la convalescence avec encore de bonnes douleurs thoraxiques. La troisième étape voit l’artiste graveur se pencher sur ces textes puis s’en inspirer. La dernière étape ? 2016 :fabrication du livre et sa promotion. Moi qui ai donc d’abord vécu cette expérience d’organe menacé, quand je tiens entre les mains Du fer oxyde une source, je me demande encore quelle audace folle a pu nous pousser, Gladys et moi-même, à concevoir un dialogue de poèmes et de gravures en partant d’un état si profond physiquement – o les battements du cœur que l’on découvre avec une valve mécanique dans la poitrine! – à exiger des mots, des empreintes l’essence de ce qu’on aime. Et je ne peux m’empêcher de repenser à certains rites chamaniques… Qu’avons-nous fait tout au fond de notre envie de vivre ? Je savais que Gladys Brégeon avait déjà travaillé sur l’intérieur du corps -sincérité par rapport à son histoire personnelle!- et j’avais senti qu’elle cheminerait dans le réseau des artères, du soleil vivant qui bat, qui hante chacun même avant sa naissance; qu’elle me suivrait dans un ressenti plein d’enthousiasme. Car aucun décor morbide! Aucun plaisir à crier la souffrance! Et pas davantage de simple dépassement de la peur par un art… plutôt le témoignage enfoui d’un chant présent malgré tout… On observera en particulier deux gravures qui montrent des méandres, je dirais même une carte… il s’agit de deux lieux réels: le premier -Grenoble- où j’ai été opéré; le second -Lyon- où le projet du livre s’est précisé. Oui, s’il existe un chemin, il n’est pas qu’intérieur. La chair des mots et la mémoire des entailles du graveur dénouent des racines bien apparentes. Du fer oxyde une source comporte deux épreuves d’artiste calligraphiées et plusieurs exemplaires imprimés à l’encre pigmentaire . Je montre ici l’un des deux exemplaires – par fragments et dans le désordre- sur lequel j’ai écrit à la plume, comme pour figer un sens devenu précieux. Lire, voir, partager, depuis 2014, signifie gagner en esprit de fête. Empreintes et rayons continuent. »
Régis Roux, octobre 2016